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La Grande Guerre (1914-1918) : le sacrifice des Poilus pour la France éternelle La Grande Guerre (1914-1918) : le sacrifice des Poilus pour la France éternelle

La Grande Guerre (1914-1918) : le sacrifice des Poilus pour la France éternelle

L'été qui bascula le monde

Le 28 juin 1914, l'archiduc François-Ferdinand est assassiné à Sarajevo. En six semaines, la mécanique des alliances et des ultimatums entraîne l'Europe tout entière dans la guerre. Le 3 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France. En quelques jours, des millions d'hommes sont mobilisés. Ils croient rentrer à la maison avant Noël. Ils ne savent pas qu'ils entrent dans le plus grand carnage de l'histoire de France.

En quatre ans de guerre (1914-1918), la France perdra près de 1 400 000 soldats morts au combat, auxquels s'ajoutent des centaines de milliers de civils. Presque chaque famille française portera son deuil. Pas un village qui n'érige son monument aux morts.

La Marne : le miracle qui sauva Paris

En août 1914, le Plan Schlieffen allemand fonctionne à la perfection. Les armées impériales enfoncent les lignes françaises, envahissent la Belgique, et foncent vers Paris. La capitale semble perdue. C'est alors que le général Joffre opère un redressement militaire spectaculaire. Du 5 au 12 septembre 1914, la Bataille de la Marne renverse le cours de la guerre.

L'épisode des "taxis de la Marne" — ces 600 véhicules civils réquisitionnés pour transporter 6 000 soldats en renfort — est entré dans la légende. Ce n'est pas la décision militaire la plus importante, mais elle incarne quelque chose d'essentiel : la mobilisation de tout un peuple. La Victoire de la Marne permet de stabiliser le front et d'engager une guerre de position qui durera quatre ans.

Verdun : l'enfer et la gloire

"Ils ne passeront pas." Cette phrase, prononcée ou non par Pétain, résume l'espérance désespérée de Verdun. Du 21 février au 18 décembre 1916, la plus grande bataille de la guerre se déroule sur quelques kilomètres carrés de la Meuse. L'Allemagne veut "saigner l'armée française à blanc". Elle y perdra autant que la France : 300 000 morts de chaque côté environ, soit 700 000 victimes au total.

La Voie Sacrée, ce ruban de route reliant Bar-le-Duc à Verdun, bat en permanence des records de trafic : 6 000 camions par jour, des hommes frais remplaçant les blessés et les morts dans une roulement incessant. Presque toutes les divisions françaises passent à Verdun. C'est "l'usine à broyer les hommes".

Les prisonniers d'Alsace : la blessure de la séparation

La Grande Guerre se superpose à une douleur plus ancienne : celle de l'Alsace-Lorraine, perdue en 1871 lors de la guerre franco-prussienne. Pendant quarante-trois ans, ces provinces ont appartenu à l'Empire allemand. Leurs habitants, Français de cœur, ont vécu sous occupation. La guerre de 1914-1918 est aussi, pour la France, une guerre de récupération de ses provinces perdues. Les soldats alsaciens, enrôlés de force dans l'armée allemande, se retrouvent parfois à combattre contre leurs propres cousins français.

L'armée française capturait parfois ces soldats malgré-eux. La scène des prisonniers d'Alsace accueillis par leurs libérateurs est une des images les plus émouvantes de la guerre : la France retrouvant ses fils perdus après presque un demi-siècle de séparation.

Le 11 novembre 1918 : la victoire et le deuil

À 11h du matin le 11 novembre 1918, les canons se taisent. L'Armistice est signé. La France a gagné, mais à quel prix. Les régions du nord et de l'est sont dévastées. Une génération d'hommes a été décimée. La victoire goûte la cendre et les larmes autant que la fierté. Chaque année, le 11 novembre, la France s'arrête pour se souvenir.

Honorer la mémoire des Poilus

Pour garder vivante la mémoire de ceux qui sont tombés pour la France, Terre de France propose une collection dédiée à la Grande Guerre :

"La France ne périt pas. Elle s'est retrouvée elle-même à Verdun." — Georges Clemenceau

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